Accueil

Energie

Habitat_Architecture

Agriculture_Nourriture

Territoire Urbanisme


Retour Energie

 

Economies d'énergie

Cogénération

 

Chaleur

Electricité

 

Solaire thermique

Solaire photovoltaïque

Solaire thermodynamique

 

Biomasse

Eolien

Hydraulique

Mer océan

 

Charbon

Pétrole

Gaz

Nucléaire

 

Agrocarburants

Hydrogène

 

 

Energies fossiles-fissile

Energies renouvelables

Les réacteurs nucléaires en France

En 2008, la France est équipée de 58 réacteurs nucléaires d'une puissance de 880 à 1.500 MWe. Leur puissance totale est de 63.130 MWe (MégaWatts électriques) et leur production annuelle théorique est de 553.019 GWh.

La production moyenne a cependant été de 416.750 GWh sur une période de cinq ans, entre 2001 et 2005. Cela correspond à un rendement (ou taux d'activité à la puissance nominale) moyen de 72,0%. Ainsi, un réacteur nucléaire en France ne fonctionne pas 8.760 heures par an (365 jours de 24 heures) mais 6.307 heures, soit 263 jours, en moyenne et sur la base de la puissance nominale.

En réalité, un réacteur fonctionne un peu plus longtemps, mais en partie à puissance réduite. La durée des arrêts a été en moyenne de 1.588 heures (66,2 jours) pour les cinq années étudiées (2001 à 2005). Ces arrêts peuvent être prévus et programmés, en général pour l'entretien ou pour charger du combustible. Mais de nombreux arrêts sont imprévus, dus à une défaillance technique ou à un incident, plus rarement à une cause externe.

La construction des réacteurs nucléaires français qui sont encore en activité en 2008 a été entreprise entre 1971 et 1991, pour se terminer entre 1977 et 1999 (connexion au réseau). La durée de construction a été en moyenne de 76 mois (6 ans et 4 mois). En fait, cette durée de construction a pu être réduite à 52 mois (4 ans et 4 mois) pour le réacteur Blayais-1 mais s'étendre à 151 mois, de 1984 à 1996, pour Chooz-B-1.

Les réacteurs en activité ont été construits pour fonctionner quarante ans, dans des conditions de sécurité acceptables. Comme tout équipement, un réacteur atomique vieilli. Sa cuve en particulier se dégrade sous l'effet du flux thermique et des radiations.

Ces conditions de fonctionnement n'empêchent pas des rejets importants de déchets chimiques et radioactifs dans l'air et les fleuves, sans compter la pollution thermique de ces fleuves. Ces pollutions et les risques associés augmentent fortement en été, lorsque le débit des fleuves est faible, et en particulier en période de canicule comme en 2003.

Les premiers réacteurs producteurs d'électricité arriveront à leur limite d'âge en 2017, mais la construction de nouveaux réacteurs (EPR ou non) n'est pas nécessaire. Trois réacteurs utilisés pour l'enrichissement de l'uranium en U235 deviendront disponibles en 2012 pour alimenter le réseau (fin de la méthode par diffusion gazeuse). Voir ici.

Surtout, une sérieuse pénurie d'uranium à partir de 2015 conduira à l'arrêt partiel de nombreux réacteurs. En effet, la fin des stocks civils et militaires ne permettra plus de combler la différence (25.000 tonnes) entre une production mondiale de 42.000 tonnes par an et une consommation de 67.000 tonnes.

Cette pénurie persistante sera suivie vers 2025 d'un déclin de la production d'uranium, bien analysé dans ce rapport de fin 2006 : Uranium Resources and Nuclear Energy du Energy Watch Group.

La puissance thermique d'un réacteur atomique est trois fois supérieure à sa puissance électrique. Le rendement d'un réacteur étant de 33% (principe de thermodynamique), les deux tiers de l'énergie primaire consommée sont perdus en chaleur dans l'atmosphère ou dans les fleuves, un tiers seulement étant transformé en électricité.


Les réacteurs nucléaires producteurs d'électricité en France en 2008
Classés par date de connexion au réseau

Code Nom Puissance nette MWe Taux activité % Date de début de construction Date de mise en réseau Année des 40 ans Date de début de production Durée construc. mois
Fr-11 Fessenheim-1 880 66,8 1971-09 1977-04 2017 1978-01 67
Fr-12 Fessenheim-2 880 70,9 1972-02 1977-10 2017 1978-04 68
Fr-13 Bugey-2 910 66,0 1972-11 1978-05 2018 1979-03 66
Fr-14 Bugey-3 910 66,1 1973-09 1978-09 2018 1979-03 60
Fr-15 Bugey-4 880 66,6 1974-06 1979-03 2019 1979-07 57
Fr-16 Bugey-5 880 68,7 1974-07 1979-07 2019 1980-01 60
Fr-22 Dampierre-1 890 70,2 1975-02 1980-03 2020 1980-09 61
Fr-29 Dampierre-2 890 68,0 1975-04 1980-12 2020 1981-02 68
Fr-20 Gravelines-1 910 69,5 1975-02 1980-03 2020 1980-11 61
Fr-21 Gravelines-2 910 73,0 1975-03 1980-08 2020 1980-12 65
Fr-27 Gravelines-3 910 73,8 1975-12 1980-12 2020 1981-06 60
Fr-18 Tricastin-1 915 72,0 1974-11 1980-05 2020 1980-12 66
Fr-19 Tricastin-2 915 71,8 1974-12 1980-08 2020 1980-12 69
Fr-32 Blayais-1 910 70,7 1977-01 1981-06 2021 1981-12 52
Fr-30 Dampierre-3 890 72,0 1975-09 1981-01 2021 1981-05 64
Fr-31 Dampierre-4 890 70,4 1975-12 1981-08 2021 1981-11 68
Fr-28 Gravelines-4 910 73,5 1976-04 1981-06 2021 1981-10 62
Fr-17 St-Laurent-B1 915 71,0 1976-05 1981-01 2021 1983-08 56
Fr-23 St-Laurent-B2 915 70,0 1976-07 1981-06 2021 1983-08 59
Fr-25 Tricastin-3 915 75,2 1975-04 1981-02 2021 1981-05 70
Fr-26 Tricastin-4 915 72,9 1975-05 1981-06 2021 1981-11 73
Fr-33 Blayais-2 910 75,4 1977-01 1982-07 2022 1983-02 66
Fr-40 Chinon-B1 905 73,9 1977-03 1982-11 2022 1984-02 68
Fr-34 Blayais-3 910 75,4 1978-04 1983-08 2023 1983-11 64
Fr-35 Blayais-4 910 74,3 1978-04 1983-05 2023 1983-10 61
Fr-41 Chinon-B-2 905 74,2 1977-03 1983-11 2023 1984-08 80
Fr-42 Cruas-1 915 71,5 1978-08 1983-04 2023 1984-04 56
Fr-43 Cruas-2 915 73,3 1978-11 1984-09 2024 1985-04 70
Fr-44 Cruas-3 915 71,8 1979-04 1984-05 2024 1984-09 61
Fr-45 Cruas-4 915 73,0 1979-10 1984-10 2024 1985-02 60
Fr-51 Gravelines-5 910 74,9 1979-10 1984-08 2024 1985-01 58
Fr-36 Paluel-1 1 330 70,2 1977-08 1984-06 2024 1985-12 82
Fr-37 Paluel-2 1 330 67,9 1978-01 1984-09 2024 1985-12 80
Fr-46 Flamanville-1 1 330 69,4 1979-12 1985-12 2025 1986-12 72
Fr-52 Gravelines-6 910 76,2 1979-10 1985-08 2025 1985-10 70
Fr-38 Paluel-3 1 330 68,5 1979-02 1985-09 2025 1986-02 79
Fr-48 St-Alban-1 1 335 66,5 1979-01 1985-08 2025 1986-05 79
Fr-50 Cattenom-1 1 300 67,5 1979-10 1986-11 2026 1987-04 85
Fr-56 Chinon-B-3 905 72,7 1980-10 1986-10 2026 1987-03 72
Fr-47 Flamanville-2 1 330 69,6 1980-05 1986-07 2026 1987-03 74
Fr-39 Paluel-4 1 330 70,2 1980-02 1986-04 2026 1986-06 74
Fr-49 St-Alban-2 1 335 64,9 1979-07 1986-07 2026 1987-03 84
Fr-54 Belleville-1 1 310 69,6 1980-05 1987-10 2027 1988-06 89
Fr-53 Cattenom-2 1 300 71,4 1980-07 1987-09 2027 1988-02 86
Fr-57 Chinon-B-4 905 74,0 1981-02 1987-11 2027 1988-04 81
Fr-58 Nogent-1 1 310 69,1 1981-05 1987-10 2027 1988-02 77
Fr-55 Belleville-2 1 310 70,5 1980-08 1988-07 2028 1989-01 95
Fr-59 Nogent-2 1 310 73,4 1982-01 1988-12 2028 1989-05 83
Fr-60 Cattenom-3 1 300 74,6 1982-06 1990-07 2030 1991-02 97
Fr-61 Golfech-1 1 310 74,5 1982-11 1990-06 2030 1991-02 91
Fr-63 Penly-1 1 330 74,9 1982-09 1990-05 2030 1990-12 92
Fr-65 Cattenom-4 1 300 78,2 1983-09 1991-05 2031 1992-01 92
Fr-64 Penly-2 1 330 75,7 1984-08 1992-02 2032 1992-11 90
Fr-68 Golfech-2 1 310 74,6 1984-10 1993-06 2033 1994-03 104
Fr-62 Chooz-B-1 1 500 77,8 1984-01 1996-08 2036 2000-05 151
Fr-70 Chooz-B-2 1 500 78,3 1985-12 1997-04 2037 2000-09 137
Fr-72 Civaux-1 1 495 79,6 1988-10 1997-12 2037 2002-01 110
Fr-73 Civaux-2 1 495 76,9 1991-04 1999-12 2039 2002-04 104
  58 réacteurs 63 130 72,0         76 mois


Source : Nuclear Power Reactors in the World - IAEA - april 2006
IAEA : International Atomic Energy Agengy
AIEA : Agence Internationale de l'Energie Atomique

La puissance d'un réacteur atomique est exprimée en MWe (MégaWatts électriques), correspondant à la puissance électrique fournie à la sortie du réacteur. Cette puissance est parfois exprimée en MWth (MégaWatts thermiques), la puissance primaire utilisée en entrée du réacteur, avant sa transformation en électricité avec une perte très importante en chaleur inutilisée.

Un MW (mégawatts) = un million de watts = mille kW (kiloWatts)
Un GWh (gigawatts-heures) = un milliard de Wh = un million de kWh.
Un TWh (térawatts-heures) = un milliard de kWh

Si les réacteurs sont le plus souvent mis en exploitation commerciale de quatre à six mois après leur connexion au réseau électrique, cette durée a été supérieure à deux ans pour les deux réacteurs de St Laurent et de plus de trois ans pour ceux de Chooz.

Voir aussi : Liste des réacteurs nucléaires dans le monde et leur date d'arrêt probable.


2008-06
Texte seul pour impression : fichier pdf



Site : http://futura24.site.voila.fr/index2.htm